Couperin vs Springer

RVB de base

Après 13 mois de négociation, le consortium Couperin a annoncé officiellement l’échec des négociations avec l’éditeur Springer. Dans le communiqué de presse diffusé par Couperin à ce sujet, les termes du désaccord sont repris. Couperin dénonce notamment une augmentation des coûts d’abonnement, alors même que l’usage des revues est en diminution et se concentre sur un tiers de la collection. Avec, en plus, l’inquiétude soulevée par les chercheurs concernant l’évolution de la qualité des contenus en rapport avec la forte augmentation du nombre d’articles disponibles en Open Access.

Se pose également la question de la légitimité de l’augmentation de ces coûts d’abonnement dans un contexte d’accès libre aux articles scientifiques, et de publications alternatives. N’hésitez pas d’ailleurs à relire nos articles sur le sujet (Open Access)

Vous vous en doutez, ce « bras de fer » fait couler beaucoup d’encre, et n’est pas sans rappeler la situation de l’Allemagne face à Elsevier. (Nous vous en parlions d’ailleurs ici). Le 4 avril dernier, Springer annoncait que les accès aux revues étaient maintenus ouverts (la fermeture était initialement prévue le 1er avril), le temps de reprendre les négociations avec Couperin.

Pour en savoir plus :

http://www.couperin.org/springer-periodiques : historique des négociations entre Couperin et Springer

Ce qu’en dit la presse :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/04/09/le-bras-de-fer-est-engage-entre-chercheurs-et-editeurs_5282990_1650684.html

http://www.livreshebdo.fr/article/bras-de-fer-entre-springer-et-les-bibliotheques-universitaires

http://www.archimag.com/veille-documentation/2018/04/03/couperin-met-terme-accord-pass%C3%A9-springer

https://www.actualitte.com/article/patrimoine-education/le-torchon-a-brule-entre-les-universites-et-l-editeur-de-revues-springer/88106

 

Julie Gakyère

 

5PMIS ? Hum encore un sigle…

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Oui un nouveau sigle est apparu, 5PMIS ou les « Cinq Piliers de la Maîtrise de l’Information Scientifique ».

J’ai participé aux premières journées nationales des formateurs, journées organisées par l’ADBU et le SCD du Conservatoire National des Arts et Métiers, les 25 et 26 janvier 2018 à Paris : la thématique générale de ces journées s’articulait autour du « Travail en réseau ». Qu’est-ce-que signifie le travail en réseau pour un bibliothécaire-formateur ? Quels outils peut-il utiliser ? Quelles collaborations peut-il mettre en place ?

Voici quelques exemples de questions qui ont émergé et qui ont été travaillées au cours des 6 ateliers proposés.

Et le fameux « 5PMIS » que vient-il faire dans ce cadre me direz-vous ? Lire la suite

Le point sur… le RGDP

Le RGDP (ou GDPR en anglais), règlement général de protection des données est un texte européen. Il a été voté en 2016 et entrera en vigueur le 25 mai prochain.

La CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a déposé ce texte sur son site et met à disposition une cartographie et des outils pour aider les administrations et les entreprises à se mettre en conformité avec celui-ci.

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Sur son blog Biblio Numericus, Thomas Fourmeux  a détaillé toutes les implications qu’engendre ce règlement pour les bibliothèques. En 2016, nous avions déjà publié un billet exposant quelques pistes sur la manière dont nous devions protéger les données  personnelles de nos usagers (récoltées via les inscriptions, les prêts des documents …) et notre rôle dans la formation des étudiants pour qu’eux-mêmes soient vigilants sur les réseaux sociaux et le web en règle générale.

Pour aller plus loin :

Site consacrée au RGDP (en anglais) : eugdpr.org

Données personnelles : un gisement sous haute protection. Dossier paru dans La Gazette des communes,  mis à jour le 29/03/2018 (consulté le 30/03/2018). (Certains articles sont accessibles uniquement sur abonnement via la base Europresse)

Droit de la donnée : principes théoriques et approche pratique / Matthieu Bourgeois. LexisNexis, 2017 ISBN 978-2-7110-2649-4 Disponible BU Droit-Gestion Salle Recherche 343.099 BOU

Géraldine Huyghe

 

S’amuser et apprendre : le cas des Serious Game

En décembre dernier, j’ai suivi à Médialille un stage sur l’innovation pédagogique, plus particulièrement sur les Serious Game. Impliquée dans le dispositif de formation de nos usagers, j’étais curieuse de savoir à quoi se référait cette notion, et comment apporter du jeu dans des formations documentaires.

Ce stage était encadré par Julian Alvarez (responsable développement/recherche Serious game/Jeu vidéo à la Serre Numérique) et Solange Houssin (assistante en ingénierie de formation, Médialille), et se déroulait sur deux jours. Voilà ce que j’en ai retenu.

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Retour sur la journée Juriconnexion et le salon Legaltech

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J’ai eu la chance d’assister le 7 décembre dernier à la journée d’étude organisée annuellement par l’association Juriconnexion. Celle-ci fédère des spécialistes de l’information spécialisés dans le domaine du droit qui échangent via une liste de diffusion à laquelle je vous recommande de vous inscrire. On y découvre les sympathiques réalités du métier de documentaliste juridique, avec des appels au secours de type « Je suis à la recherche d’une décision du TASS d’Amiens le 21 mars 2016 en matière de protection sociale complémentaire, qui peut m’aider ?». Surtout, on y apprend beaucoup grâce au partage d’expériences (par exemple sur les fonctionnalités avancées de telle ou telle base de données) et à la veille proposée sur les évolutions de la documentation juridique. Parmi les contributeurs réguliers figure notamment Emmanuel Barthes, animateur d’un blog pour l’information juridique fort utile.

La journée d’étude de cette année portait sur le thème des Thèses et mémoires universitaires. Des collègues de l’Abes et de la BIU Cujas (Bibliothèque de référence sur le plan national pour les sciences juridiques) sont intervenus afin de présenter le cadre légal du dépôt des thèses et les outils de signalement et de diffusion mis en place, à commencer bien sûr par le portail Thèses.fr. Dans l’ensemble, les documentalistes juridiques présents n’avaient qu’une connaissance approximative de ces outils, preuve en est que nous avons encore du chemin à faire en termes de valorisation ! Les thèses juridiques étrangères ont également été mises à l’honneur. A ce propos, si vous souhaitez être incollables sur les thèses espagnoles ou allemandes, je vous recommande la consultation du Jurisguide dédié aux Thèses et mémoires universitaires et la sélection de sites effectuée par l’Abes.

Cette journée avait pour particularité de se dérouler à l’occasion du 2e salon de la Legaltech. A l’instar d’autres professions, le monde du droit est engagé dans un processus de digitalisation bousculant les acteurs établis. Une technologie comme la blockchain, dont sont issues les monnaies virtuelles comme le fameux bitcoin, pourrait remplacer à terme le recours à un notaire pour authentifier un acte. De même, de plus en plus de startups proposent des plateformes de robotisation des contrats. La documentation juridique n’est pas en reste. Les initiatives visant à mieux exploiter la masse sans cesse croissante des données juridiques (textes de loi, jurisprudence, doctrine…) à l’aide des technologies du Big Data se multiplient. En témoignent les travaux de l’association Open law ou bien encore le lancement du portail Doctrine.fr en 2016. A suivre donc !

Frédéric Souchon