Génération 2021

Génération 2021 est une nouvelle série documentaire diffusée sur France TV Slash. Dans un format assez court (environ 30 minutes) elle présentera des sujets qui préoccupent les jeunes aujourd’hui : l’engagement, la maladie, l’addiction, la prison, le sexe et les réseaux sociaux. Le premier volet est consacré à la détresse étudiante. Que signifie pour eux avoir 20 ans ?

Avant le premier confinement, 1 étudiant sur 5 vivait sous le seuil de pauvreté. Après le premier confinement, 58% des étudiants ont perdu leur job ou réduit leurs activités. Comment vivent-ils, comment étudient-ils dans ces conditions ? Au plan psychologique, comment traversent-ils cette période ? Qu’attendent-ils de la vie estudiantine. Qu’est ce qui leur permet d’avancer malgré tout ? Paroles d’étudiants, de psychologue, de sociologue nous permettent de comprendre ceux que nous côtoyons quotidiennement.

ROUX, Axel (réal) ; CLEMENT, Hugo (Prés). Génération 2021 La détresse étudiante. 31 minutes

Repères conditions de vie 2020
« Ce fascicule présente une sélection de résultats de l’enquête nationale Conditions de vie des étudiants réalisée entre le 12 mars et le 25 mai 2020 par l’Observatoire national de la vie étudiante. »

Pour compléter cette publication :
La vie d’étudiant.e confiné.e. Résultats de l’enquête sur les conditions de vie des étudiants pendant la crise sanitaire.

Le Nevé, Soazig. Lille : les enseignants face à la précarité étudiante [en ligne]. Le Monde. 5 février 2020 p. ECO13. Consulté le 30 Mars 2021.

Isabelle Macquart

Une loi pour les bibliothèques de lecture publique

Une proposition de loi a été déposée au Sénat le 3 février 2021 (rendue publique le 2 mars) par Sylvie Robert, vice-présidente de la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication : Proposition de loi relative aux bibliothèques et au développement de la lecture publique.

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#PAL des vacances d’hiver

A l’approche des vacances de février, les collègues en charge des secteurs de généralités vous proposent une nouvelle sélection de leurs coups de cœur. Nous espérons que ces suggestions vous inspireront. Si vous passez le pas de l’emprunt, n’hésitez pas à nous faire part de votre avis en commentaire. 😉

La recommandation de Valérie 

Quand les dieux buvaient. 1 : Blanche-Neige et les lance-missiles de Catherine Dufour.

Dans la lignée des contes détournés mais pour adultes… Tous les contes commencent par  » Il était une fois  » et finissent par  » Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants « . Oui mais… et après ? Et si le règne de Blanche Neige avait été une horrible dictature ? Et si le Miroir magique était devenu gâteux ? Et si la Belle au Bois Dormant était devenue lesbienne ? Et si Peau d’Ane était tombée amoureuse du prince de Cendrillon ?… Et si Dieu s’était mis à boire ?…

La recommandation de Erwin

Qui a tué mon père ? d’Edouard Louis

Le 15 Janvier le cinéaste James Ivory annonce qu’il réalisera une adaptation en série de deux romans d’Edouard Louis « En finir avec Eddy Bellegueule » et « Qui a tué Mon père ». Qui a tué mon père est un livre qui m’est très cher. Edouard Louis, après deux romans, revient sur son histoire familiale. S’il témoigne d’un apaisement, il entre désormais dans une recherche philosophico-politique. Comment la société a-t-elle construit, puis détruit le corps de son père ? Ce même corps dont la force et la masculinité étaient autrefois si écrasantes. Ce livre me parle, comme il parlera aux étudiants partis loin de leur campagne, qui à leur retour, ont vu le corps de leur famille abîmé, fatigué.

La recommandation de Nathalie 

L’institut de Stephen King

« Environ 800 000 enfants disparaissent chaque année aux Etats-Unis. La plupart sont retrouvés. Des milliers ne le sont pas » annonce Stephen King dans l’introduction de son dernier roman, L’institut. Bref, on se dit tout de suite que le maître du suspense va nous tenir en haleine avec un sujet sensible et l’enlèvement du jeune surdoué Luke Ellis au cœur de la nuit nous laisse présager le pire. Il se réveille à l’institut, dans une chambre semblable à la sienne sauf qu’elle n’a pas de fenêtre et il découvre très vite qu’il n’est pas le seul enfant retenu dans cet endroit et que tous ont des capacités qui sortent de l’ordinaire. Sans dévoiler les tenants et les aboutissants du récit, je retiens que Stephen King nous parle une nouvelle fois de l’innocence de l’enfance mais aussi de la force de l’amitié et de la solidarité. Bon, même si le meilleur de cet auteur est sans doute derrière lui (Shining – Cujo – Simetierre , mon « tiercé perso gagnant »), reste le souci de la narration et cette imagination qui, 47 ans après la sortie de Carrie, nous laisse toujours présager qu’on va passer un excellent moment à frémir !

Toute l’équipe du blog vous souhaite d’excellentes vacances.

Billet coordonné par Hélène Mistretta

Validation des compétences de Bibliothécaire-Formateur

En 2020 le réseau des CRFCB, des URFIST et l’ENSSIB ont dévoilé le dispositif de validation des compétences de bibliothécaire-formateur. Vous l’avez sans doute constaté : la quotité de temps de travail dédiée aux formations des publics prend de plus en plus de place dans les fiches de poste des personnels de bibliothèque. La validation permet ainsi de valoriser cette activité et de disposer d’une reconnaissance d’expérience et d’expertise dans ce domaine. Le dispositif se découpe en deux niveaux. Le premier valide les compétences suivantes :

_ s’approprier le scénario pédagogique d’une formation
_ transmettre le contenu d’une formation
_ effectuer le suivi d’une formation, en évaluer la qualité
_ communiquer efficacement
_ interagir avec son auditoire
_ animer et gérer un groupe
_ approfondir régulièrement ses compétences professionnelles et ses compétences pédagogiques
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Qui se cache derrière la DILA ?

Connaissez-vous le sigle DILA ?

DILA signifie Direction de l’information légale et administrative, c’est une direction d’administration centrale  des services du 1er Ministre, placée sous l’autorité du secrétaire général du Gouvernement. « Elle exerce les missions de diffusion légale, d’information administrative et d’édition et de débat public ».

Une de ses missions est la diffusion du droit. C’est elle qui se charge d’éditer et de publier le Journal officiel sur le portail Légifrance (depuis 2016, le JO n’existe qu’en version numérique).

Elle a également un rôle d’accompagnement des administrations françaises et la diffusion auprès des citoyens de l’information administrative. Je suis sûre que vous avez déjà rechercher des informations administratives (ex. votre carte d’identité n’est plus valide, quelle démarche dois-je mener pour la refaire ?), alors le site Service-public.fr vous été proposé. Suite à une réflexion basée sur une méthode UX, le site est en cours de rénovation, avec une simplification des fiches proposées et l’introduction de courtes vidéos explicatives en lieu et place du texte.

Enfin, la DILA gère un 3ème site : Vie-publique.fr. Ce site nous informe et donne des clés pour comprendre le débat public et les politiques publiques. Des fiches, des infographies, des vidéos, des dossiers sur des thématiques telles que les institutions de la Ve République, la citoyenneté ou la justice permettent de comprendre simplement, par exemple, le processus de vote d’une loi ou qu’est-ce qu’un procès.

Allez consulter ces sites et  vous serez incollable sur les administrations françaises, sur les politiques publiques et le fonctionnement de notre République.

Bonne navigation

 

Géraldine Huyghe

Pédagogie active en formation documentaire

Les 25 au 26 novembre 2020 et 19 janvier 2021, avec plusieurs collègues du SCD, nous avons participé à un stage professionnel proposé par Médialille. Il y avait 2 jours de formation, une intersession de 7 semaines et 1 journée de restitution de notre travail. Le travail demandé consistait à concevoir un scénario pédagogique et d’en extraire une scénette pour la faire vivre auprès des autres participants durant 15 minutes. La démarche choisie devait bien sûr être justifiée pendant 15 autres minutes. Ce stage s’est déroulé en visioconférence et s’intitulait « Pour une pédagogie active en formation documentaire ». Un bon moyen de découvrir ou redécouvrir quelques astuces, outils et conseils pour une bonne pédagogie active en formation documentaire.

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Au revoir 2020, bonjour 2021 !

Toute l’équipe du blog vous souhaite une très bonne année 2021 ! Nous espérons qu’elle nous réservera de belles (c’est mieux !) surprises. Nous vous souhaitons d’y trouver le meilleur pour vous et vos proches.

En ce mois de janvier, c’est l’heure du bilan. 2020 a été une année spéciale pour tous y compris pour le blog. Les publications ont été suspendues entre mars et août. Dix-neuf articles ont été publiés. C’est peu comparé aux années précédentes mais nous avons toujours plus d’abonné.e.s inscrits aux publications et de visiteurs uniques. Merci à vous de nous lire ! Merci également à tous les collègues du SCD de l’université de Lille ou d’ailleurs qui ont contribué en proposant un ou plusieurs billets.

Les trois articles les plus lus en 2020 sont :

Dans quelques jours nous fêterons les 6 ans du blog. Merci à toutes et tous de nous suivre.

A bientôt pour de nouveaux billets…

Hélène Mistretta et Amélie Nadolny

#PAL de fin d’année

Les vacances de fin d’année approchent à grand pas. Afin de vous détendre pendant cette pause bien méritée, les collègues en charge des secteurs de généralités vous proposent leurs coups de cœur. Nous espérons que ces suggestions vous inspireront. Si vous passez le pas de l’emprunt, n’hésitez pas à nous faire part de votre avis en commentaire. 😉

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Une histoire de pandémie, suite et fin (BU Nantes)

Nous terminons notre tour d’horizon (partiel) des BU françaises en temps de pandémie aujourd’hui. Aprés Nathalie Clot et Marc Martinez, Yann Marchand (YM) directeur des BU de l’université de Nantes a accepté de répondre à nos questions. Un grand merci à lui !

Question 1 : Comment avez-vous géré dans votre établissement la crise Covid ?

YM : Nous avons adapté le Plan de Reprise d’Activité qui avait été imaginé et validé avant l’été : retour à un fonctionnement « normal » dans lequel les 3M (mètres, mains, masques) étaient omniprésents, arrêt de DistriBU, le système de click and collect nantais et réaménagement des espaces afin d’augmenter le nombre de places de travail tout en respectant scrupuleusement la distanciation sociale. Au final le SCD propose environ 2 300 places de lecture contre 3 600 normalement. Le SCD a également mobilisé des budgets importants pour développer l’offre d’e-books, via des arbitrages parfois compliqués.

Question 2 : Quel est le ressenti de vos équipes ?

YM : J’ai pris la direction du SCD en septembre, tout le travail lors du premier confinement ainsi que la préparation de la rentrée avait donc été fait par mes collègues. Et bien fait puisque la reprise de septembre s’est faite sans crise majeure. Évidemment, j’aurais préféré des directives plus claires et un cadre réglementaire plus compréhensible, je pense notamment aux problématiques médicales. Mais ce flou temporaire a rapidement été dissipé.

Le port obligatoire du masque par tous et partout a, de ce point de vue, été le bienvenu. Il était impératif de rassurer les collègues, inquiets mais profondément soucieux de remplir leurs missions de service public. Et de rassurer également les étudiants. Cela passe par un travail de sensibilisation et d’information des publics qui jouent globalement le jeu même si, ponctuellement, nous avons quelques petits récalcitrants.

Question 3 : Quelles ont été les réactions de vos usagers face à cette nouvelle manière de « venir à la BU » ?

YM : Les remontées à l’accueil, ou via Ubib, sont très positives. Ils apprécient manifestement de pouvoir venir travailler sur place et emprunter. Il y a un public d’habitués qui s’est formé. Des étudiants qui reviennent, seul ou avec leurs amis, jour après jour, aux mêmes heures et aux mêmes places. C’est assez touchant. Ils ne sont pas empêchés de venir en BU, comme lors du premier confinement, et ça change évidemment tout.

Prévoyez-vous de mener une enquête usagers ?

YM : Nous en avons parlé mi-novembre mais les faibles fréquentations et des doutes sur notre capacité à toucher les étudiants nous en ont dissuadé. Ce sera plutôt fait au printemps 2021 selon des modalités à définir.

Question 4 : Quelles mesures avez-vous prises suite à l’annonce du deuxième confinement ?

YM : J’ai d’abord éprouvé de la satisfaction, puis un peu d’angoisse. De la satisfaction en premier lieu puisque les BU ont été explicitement citées dans les textes ministériels. Ça n’avait pas été le cas lors du premier confinement et cela marque à la fois la reconnaissance de notre utilité collective, et certainement l’efficacité du lobbying, je pense ici à l’ADBU. De l’angoisse également puisque la réouverture était conditionnée à la mise en place d’un système de réservations. Pour différentes raisons, budgétaires dans une certaine mesure ou faute de vraie nécessité jusque-là, nous n’avions pas déployé Affluences ou un outil similaire.

L’université souhaitait de son côté ouvrir des salles informatiques, notamment pour les publics en situation de précarité numérique, ou les bibliothèques associées. Il fallait un peu de temps pour instruire ce dossier. Le service informatique du SCD a donc dû et su développer en 2 jours et demi chrono une application nous permettant d’ouvrir aux usagers dès le mardi suivant. Cette application est évidemment moins raffinée que d’autres produits commerciaux mais elle dispose des fonctionnalités de base : lien avec le LDAP, affichage des créneaux disponibles dans les différentes BU, génération d’une attestation, module statistiques, etc. ConfiBU restera en service jusqu’en janvier 2021. Nous passerons alors sous Affluences, solution retenue entre temps par l’université.

Nous avons choisi de ne pas pénaliser nos usagers en fermant des services ou en modifiant radicalement les horaires. Les BU ont ainsi globalement conservé leurs horaires, à l’exception du matin avec une ouverture à 9h au lieu de 8h30. La fréquentation constatée depuis étant quand même assez faible au regard des données 2019, les horaires sont encore revus à compter du 30 novembre, avec notamment une fermeture le samedi matin en BU Sciences et en BU Lettres. Nous reprendrons les horaires normaux quand les cours en présentiel reprendront.

Le SCD a également souhaité permettre aux étudiants inscrits dans d’autres universités ou écoles publiques mais confinés à Nantes ou dans la région d’accéder gratuitement aux BU, comme lecteurs extérieurs. Cela a été soutenu immédiatement par l’université et voté en CA.

Ça ne change pas grand-chose en termes de fréquentation mais les retours sont extrêmement positifs.

Coté interne, un gros chantier a été mené afin d’identifier des missions ou tâches, pouvant être effectuées à distance par les collègues, principalement magasiniers, n’ayant pas de missions télétravaillables habituellement. Une collaboration entre responsables de départements, de services et de BU, a permis de proposer des évolutions à quasiment tous les collègues concernés, à hauteur de 0,5 à 2 jours par semaine. Il y avait là un enjeu d’équité entre catégories de personnels car, s’il fallait évidemment privilégier le travail à distance, il était également hors de question de faire reposer le service public sur les seuls magasiniers, contractuels et moniteurs étudiants. Il y a eu quelques tensions, c’est évident, mais a priori l’organisation proposée donne satisfaction. Il y a maintenant devant nous un chantier de pérennisation.

Propos recueillis par Hélène Mistretta et Geraldine Huyghe