Du téléphone au smartphone

Maurizio Ferraris qui a travaillé sur notre rapport au téléphone a coutume de raconter une anecdote :

“C’est la nuit de samedi à dimanche, celle qu’on voue traditionnellement au repos. Je me réveille. Je cherche à savoir l’heure, et, naturellement, je regarde mon portable, qui m’apprend qu’il est 3 heures du matin. Mais je vois en même temps qu’un e-mail est arrivé. Je ne résiste pas à la curiosité ou plutôt à l’inquiétude (l’e-mail concerne une question de travail), et aussitôt : je lis et je réponds.”pexels-photo-28462

Alors que les smartphones se sont multipliés, on peut se demander de fait pourquoi il est si difficile face à un SMS, un mail ou un nouveau tweet de ne pas répondre dans l’instant. C’est que ces sollicitations sont devenues des injonctions (Ferraris parle de « mobilisation permanente »). On est joignable partout, tout le temps. Les appels laissent des traces. La majorité d’entre eux sont écrits et n’y pas répondre c’est affronter la peur d’être coupé du reste de la communauté. Lire la suite

Prêt numérique en bibliothèque : quand la Cour de justice européenne change la donne

Un article publié sur le site Actualitté la semaine dernière a attiré mon attention : « Ebook et livre papier identiques pour le prêt en bibliothèque ? L’arrêt très attendu »index2

Depuis l’arrivée massive des livres sous format électronique (ou ebooks), les bibliothèques de lecture publique se posent le problème du droit de prêt. Aucun texte législatif ne régit celui-ci spécifiquement.

Les bibliothèques prêtent des ouvrages sur support papier. C’est une évidence ! Oui mais le prêt est possible grâce à l’exception au droit d’auteur, qui permet à une bibliothèque de prêter un ouvrage sans que son auteur puisse s’y opposer. Mais cette exception n’est pas applicable pour les ebooks. Lire la suite

L’étudiant Edwarz et l’ouverture de la BU Santé-Learning Center !

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Quels rapports nous direz-vous entre ces deux éléments ? Qui est cet étudiant ?

…il est le héros d’un jeu, l’Escape Game qui s’est déroulé à la Bu Santé les 22 et 23 septembre derniers. C’est-à-dire ??

Dans une carrel de la bibliothèque, les étudiants ont joué par équipes pendant une demi-heure : le jeu a consisté en une immersion dans une autre époque avec un maître du jeu et à résoudre des énigmes (la résolution d’une des énigmes a nécessité la manipulation d’un index de manuel de médecine).

Mais pourquoi un jeu dans une bibliothèque ?

L’idée a été de permettre à 150 étudiants de jouer dans les nouveaux locaux de la BU Santé –Learning Center pour :

  • Présenter et inaugurer le bâtiment de manière ludique et montrer la bibliothèque

    différemment aux étudiants,

  • Créer de l’interactivité entre les étudiants, le lieu bibliothèque (documents et personnels) et le domaine de la santé.

Et concrètement ? Lire la suite

5 exemples d’open data à l’Université

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Source : CC-BY – Auregann Wikimedia Comons

Vous êtes presque convaincu par les 4 billets précédents de partager vos données ? Ou bien peut-être voulez-vous commencer par réutiliser des données déjà ouvertes avant de vous lancer ? Qu’à cela ne tienne ! Voici 5 exemples concrets pour trouver l’inspiration.

Pour être plus parlants, ces exemples ont été choisis proches de nous : dans le monde universitaire, et si possible lillois.

  • Du côté des bibliothèques, l’ouverture des données bibliographiques est déjà une pratique ancienne : les notices du SUDOC, et maintenant les référentiels comme IdRef, sont accessibles et réutilisables sous licence ouverte. Plus près de nous, PEPITE, l’archive ouverte des thèses et mémoires de Lille 2, expose ses données, ce qui lui permet d’être moissonnée par Google ou DECLIC.
  • La recherche est sans conteste le domaine où la mutualisation et la réutilisation des données sont les plus innovantes. La région Nord a été pionnière en créant en 2002 une plateforme dédiée aux statistiques en sciences sociales, la Plateforme Universitaire de Données de Lille (PUDL), qui fait partie maintenant du réseau national Quetelet. Le Ministère de l’Enseignement Supérieur accompagne ce mouvement, non seulement en ouvrant les données concernant la Recherche, mais aussi en créant des applications innovantes pour les réutiliser : le moteur de recherche ScanR, lancé en 2016, permet de repérer les acteurs français travaillant sur un sujet spécifique.
  • L’enseignement, en revanche, est plus frileux. Hormis la diffusion de cours en ligne ouverts et massifs (MOOC) sur la plateforme française FUN depuis 2013, rares sont les enseignants qui mettent librement à disposition des cours réutilisables ou des plateformes d’exercice mutualisés.

Connaissez-vous d’autres exemples intéressants d’ouverture des données dans les universités? Avez-vous des idées de données qu’il serait utile de partager ? N’hésitez pas à utiliser les commentaires pour enrichir ce rapide tour d’horizon.

Pour clore cette série de billets sur l’open data, quoi de mieux qu’une action concrète ? Pour être cohérent, il fallait commencer par soi-même. C’est pourquoi MARS s’engage dès à présent à diffuser toutes ses présentations dans un format ouvert, sous une licence libre et sur une plateforme publique.

Solenn Bihan

 

Réutiliser des images en toute liberté

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source : Gallica

Pour partager un contenu, il faut qu’il soit composé de contenus eux-mêmes ouverts. Aujourd’hui, les images sont de plus en plus présentes : dans un support de cours, une page web, un rapport d’activité…

Avant d’ouvrir et de diffuser ces documents, assurez-vous que les images utilisées sont aussi sous licence libre. Les licences Creative Commons, maintenant très répandues, permettent de réutiliser facilement un contenu, à la condition de citer la source (6 licences sont possibles, selon l’étendue des droits autorisés). Pour les œuvres du domaine public, la licence ouverte Etalab permet une liberté encore plus grande.

 

Où trouver des images libres de droits ?

Voici 5 astuces issues d’échanges entre collègues :

  • La recherche d’image sur Google permet de tirer parti de la puissance d’indexation du moteur, et le menu « Outils de recherche / réutilisation et modification autorisées » permet de filtrer les images réutilisables.
  • Search Creative Commons est un portail dédié aux images libres.
  • Osez le « vintage » : Gallica ou la National Gallery of Art proposent de belles images d’art. C’est l’occasion de valoriser notre patrimoine.
  • Do it yourself : Pourquoi ne pas créer vos propres images ? Un smartphone suffit pour photographier votre environnement.
  • Attention toutefois, si vous prenez en photo des personnes, demandez-leur de signer au préalable une autorisation de réutilisation (un formulaire en ligne est proposé par le service TICE).

Solenn Bihan

Open Data, libérez vos données !

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Open ideas ©opensource.com via Flickr CC BY-SA

La lecture du premier article vous a peut-être convaincu de vous lancer dans la démarche de l’open access. Ce billet s’intéresse aux solutions techniques à privilégier pour ouvrir vos données.

Avec l’open data, les données sont accessibles à tout le monde, chacun peut les exploiter. Pour maximiser la réutilisation de vos données il faut choisir un format ouvert pour que vos fichiers soient archivables et interopérables.  Ainsi, leur gestion et leur accès seront facilités. Lire la suite

Open data : Qu’ai-je le droit de faire au juste ?

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CC0 – Wikimedia Commons

La Société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration .

D’après vous, de quand date cette citation ? 

– réponse a : de la loi République numérique (loi Lemaire de sept 2016)

– réponse b : de la loi sur la gratuité des données (loi Valter de déc 2015)

– réponse c : de la directive européenne sur la réutilisation des informations du secteur public (juin 2013).

Eh non. Il s’agit de l’article XV de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. L’idée de droit d’accès aux informations publiques n’est pas nouvelle. Depuis cette date plusieurs textes juridiques et dispositions sectorielles (santé, transports, biodiversité…) ont vus le jour sur le sujet. Les informations sont bien sûr accessibles, mais éparpillées. MARS (Mission d’Appui à la Recherche et l’Information Scientifique) fait le point pour vous.
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