OAWEEK : Quels sont les avantages de l’Open Access pour un auteur ?

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Tout le monde sait à quel point le temps des chercheurs est précieux et compté. Alors, qu’est-ce qui peut les motiver à déposer leurs publications dans une archive ouverte? Les pionniers de l’Open Access l’ont fait par militantisme, d’autres parce qu’ils y étaient contraints par leur établissement, et la majorité parce qu’ils y ont trouvé un intérêt immédiat en terme de visibilité.

Plusieurs études ont montré que les publications en open access étaient davantage téléchargées, relayées par les réseaux sociaux et enfin citées. Elles sont aussi lues au-delà de la communauté stricte, ce qui favorise l’ouverture à d’autres disciplines, et à la société civile.


En effet, les articles en libre-accès sont de plus en plus nombreux (au moins 40%) et de mieux en mieux référencés (grâce au DOI), donc faciles à trouver. Dans un monde pressé, on renoncera très facilement à se procurer un article qui n’est pas immédiatement accessible (la baisse d’activité des services de prêt entre bibliothèques en témoigne). Désormais, c’est l’accès restreint qui devient un handicap pour la visibilité des articles.
Oui, mais les chercheurs qui veulent être visibles déposent plutôt leurs articles sur ResearchGate ou Academia.edu. Attention ! Malgré les apparences, ces réseaux sociaux ne doivent pas être confondus avec de l’open access ni des archives ouvertes.
Le dépôt dans un réseau social n’est pas légal ni pérenne dans le temps, car ce sont des entreprises privées qui n’ont pas les droits sur leurs publications qu’elles diffusent, donc les articles sont susceptibles d’être supprimés du jour en lendemain (c’est déjà arrivé en 2013 : Academia.edu a dû supprimer un grand nombre de pdf en réponse à une mise en demeure d’Elsevier). Sans compter que leur existence est assez volatile, comme celles des autres entreprises du secteur.
Plus important encore, ce sont des systèmes fermés qui ont pour objectif de générer du profit en générant du trafic interne et non pas de s’ouvrir au public (ils ne sont pas ouverts aux institutions de recherche, aux moteurs de recherche externes…). Contrairement aux archives ouvertes, qui permettent le moissonnage des références par des moteurs de recherche, qui dialoguent entre elles (un article en médecine déposé sur HAL sera automatiquement envoyé à PubmedCentral, idem pour la physique avec Arxiv…), ces réseaux sont fermés et concurrents.

En revanche, ce sont de formidables outils pour renforcer la visibilité des chercheurs, et pour développer leur réseau professionnel.
L’idéal serait de coupler les deux : déposer ses publications sur une archive ouverte publique, et les signaler dans les réseaux sociaux avec un simple lien qui pointe vers le texte intégral en accès libre. 

Pour aller plus loin :

Solenn Bihan

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