Vais-je trouver une place à la bibliothèque aujourd’hui ? Attention, zombies inside.

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Je ne suis pas du tout une fan de The Walking Dead. Pas du tout. Les zombies, j’accroche pas, rien à faire, c’est pas mon truc. J’ai regardé il y a quelque temps maintenant les premiers épisodes de la saison 1, et puis… Plus rien. Mais comme tout le monde, j’ai en tête quelques images de corps décharnés, mutilés, obsédés par la chair humaine et, en face d’eux, des petits humains fébriles, retranchés dans des camps entourés de grilles censées les protéger des attaques de ces morts-vivants, et qui balancent désespérément quelques animaux par-dessus les grilles pour essayer de calmer la faim des assaillants…

Il se trouve que le 9 décembre dernier, je me suis rendue au ministère pour une journée sur l’accueil en bibliothèque.

« Perrine, tu es bien gentille mais on ne voit pas le rapport avec The Walking Dead, là….

  • Ah bon ? Moi si !
  • Euh… C’est-à-dire ?
  • Il faut peut-être me laisser poursuivre pour que je puisse m’expliquer, non ?
  • OK, vas-y, vas-y… (Soupirs) »

Je reprends donc. Il se trouve que le 9 décembre dernier, je me suis rendue au ministère pour une journée sur l’accueil en bibliothèque. On y a parlé de charte Marianne et de son évolution, de l’accueil des personnes handicapées, de qualité de l’accueil en général. Plusieurs établissements documentaires (Toulouse, La Sorbonne, Sciences Po Paris) ont notamment présenté des retours d’expériences sur une application nommée Affluences, que je vous invite à découvrir ici.

Des petits capteurs, un peu de calcul, des ajustements, un téléchargement d’applis et c’est parti !

L’idée en gros, vous l’aurez compris, c’est de fonctionner comme un parking. « Tu peux venir, on a de la place »/ « vas plutôt là-bas, on est un peu full » (mais si tu reviens plus tard, possible que tu puisses te « garer » chez nous)…

Si certains retours minorent l’intérêt de développer ce genre d’applications dans un seul établissement, on sent tout de suite l’intérêt d’une telle installation au niveau d’un réseau. A condition d’affiner encore les méthodes de calcul, et de travailler en finesse sur la diversité des places offertes. Car nos usagers ont vraiment leurs préférences pour tel ou tel espace, on le sait. Et dans la même journée, leurs besoins évoluent (travailler seul ou en groupe, sur tel ou tel type de places…).

Séduisant non ?

Incroyable mais vrai et dans la série « Ma vie est passionnante », il se trouve que mon voisin de TGV au retour regardait justement un épisode de la série mentionnée plus haut. (Ah, le voilà le lien avec les zombies !!! Cela valait la peine d’attendre hein ? ) Et que je ne pouvais m’empêcher de faire un parallèle avec ce que j’avais entendu l’après-midi, et avec les très nombreux étudiants qui campaient devant nos portes le matin, rendus fébriles, eux, non par l’envie de dévorer de la chair de bibliothécaires, mais par le souci de trouver une place pour réviser. « La » place, « Leur » place, « The place », celle qui allait leur permettre de travailler correctement, de réviser et donc de réussir leurs examens. Allez, j’avoue, j’avais même ricané avec quelques collègues quelques jours plus tôt, car (véridique) les étudiants, dès l’ouverture, couraient pour atteindre leurs places préférées (Ah, les carrels…) avant les autres… Et, justement, les comparaisons avec les zombies avaient fusé, tant on avait l’impression que, s’ils avaient pu, les portes auraient été forcées depuis longtemps. Pour autant, on n’a pas essayé de leur lancer des codes civils tout frais pour apaiser leur appétit de savoir…

Et bien voilà, je me disais juste qu’une application comme Affluences pouvait nous aider à passer un beau cap en termes de qualité d’accueil. Pourquoi ?

  • Parce que dans un réseau, jouer collectif aux yeux des étudiants a du sens. Et pour nous, professionnel des bibs’, aussi, le réseau, ça a du sens.
  • Parce qu’en indiquant aux étudiants les places disponibles, on les aide à s’organiser leur travail.
  • Parce qu’en les aidant à organiser leur travail via ce type d’appli, on fait évoluer l’image des bibliothèques,
  • Parce que faire bouger l’image des bibliothèques, c’est nous donner du souffle, c’est positif pour tous : notre public, nos tutelles, et nous, les pros, au quotidien !

Et puis ça fait fuir les zombies… !

zombies

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

Pour compléter :

http://www.archimag.com/bibliotheque-edition/2015/12/02/r%C3%A9duisez-temps-attente-dans-30-biblioth%C3%A8ques et des avis d’usagers de la BPI et un article sur l’appli 

Perrine Cambier Meerschman

3 réflexions sur “Vais-je trouver une place à la bibliothèque aujourd’hui ? Attention, zombies inside.

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  2. Pingback: Et demain ? | C'est pas demain la veille

  3. Dans un autre registre mais qui reste lié à nos usagers et à l’utilisation de « l’outil » telephone, je me suis posée la question de la Géolocalisation dans les BU. Pourquoi ne pas imaginer une application mobile qui permet à l’usager de se géolocaliser et surtout de geolocaliser l’ouvrage et les services dont il a besoin, une sorte de « BU maps »…

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