J’ai envie de lire un livre… mais je ne sais pas quoi !

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Vous avez fini votre dernier roman, et vient ce moment de flottement où vous ne savez plus quoi lire… et si vous regardiez cette vidéo sur YouTube, qui parle du premier roman d’Olivier Bourdeault ?! (En attendant Bojangles, que je vous conseille vivement par ailleurs)

Oui, oui, sur YouTube, ou plus précisément, via Booktube. Ce nouveau mode de prescription en vidéo est un phénomène qui se développe depuis 5/6 ans en France, et dont on parle assez régulièrement dans la presse et sur le web.

Booktube, quesako ?

Booktube, c’est la contraction de Book et de YouTube.

Oui, d’accord, mais encore me direz-vous ?

Et bien Booktube, c’est en fait une communauté qui sévit sur YouTube. De jeunes critiques littéraires en herbe postent sur YouTube des vidéos sur les livres qu’ils ont lus.

Booktube, c’est qui ?

Derrière les booktubeurs, ce sont bien souvent des jeunes, filles, dont la moyenne d’âge oscille autour de la vingtaine. Mais pas que. Dans un très bon article sur le blog Carnets de bord de Cachou, on découvre qu’il existe aussi des gens plus âgés, professionnels du livre parfois, qui postent des vidéos très sympas, sur des livres différents (non pas que j’ai une dent contre la littérature fantastique, la fantasy, la SF ou la chick-lit (quoique), mais bon, un peu de diversité ne fait pas de mal!)

Booktube, ça marche comment ?

C’est assez simple. On poste une vidéo de soi, si possible chez soi, devant sa bibliothèque, ou ailleurs, mais entouré de livres, bref, dans un endroit sympa, et on présente quelques livres. Que l’on a aimé. Ou pas !

On se sert également des réseaux sociaux et/ou de son blog perso, pour faire connaître sa chaîne Booktube et espérer ainsi toucher le plus grand nombre et accroître ses followers.

Afin d’y arriver, plusieurs méthodes. Des vidéos rythmées, mises en scène, avec une bonne dose d’humour. Mais aussi un autre type de vidéos, où l’on présente sa PAL (pile à lire), sa bookshelf (bibliothèque), où l’on organise des défis, des swap (échanges), bref, une diversification des genres qui permet de réellement promouvoir ses vidéos, et par conséquent ses coups de cœur littéraires.

Quel(s) impact(s) ?

L’impact ? De plus en plus important. Pour le prouver, des maisons d’édition approchent certains booktubeurs pour leur proposer en avant première un livre, dont ils feront la critique sur leur chaîne. Que le livre ait été apprécié ou non. Le tout est d’en parler. Les maisons d’éditions voient ainsi dans ce mode de communication une manière de promouvoir leur publications.

L’impact, bien que difficilement mesurable, se manifeste aussi dans les volontés d’achats manifestées suite au visionnage de la critique sur Booktube, via les commentaires. Cela ne fait pas exploser les ventes, mais en tout cas cela participe à faire connaître le livre.

Oui, mais nous, en bibliothèque, quel rapport ?

Tout ma p’tite dame ! (ou mon p’tit monsieur, c’est selon !)

Plus sérieusement, je pense que l’on a tout à gagner à s’inspirer de ce qui se fait ici et là. On le voit dernièrement avec notre implication dans les réseaux sociaux. Il y a quelques années encore, suivre sa BU sur Facebook paraissait à la fois inconcevable pour l’étudiant lambda (trop la honte quoi !), mais aussi pour le bibliothécaire (comment ? S’exposer sur internet ?!)

Heureusement, depuis, tout cela a bien changé, et change même très vite. Certains diront que les bibliothèques ont loupé le coche, mais je pense que l’on ne s’en sort pas trop mal. Finalement.

Malgré tout, beaucoup de choses restent à faire. Être en ligne, c’est bien. Se renouveler, c’est mieux.

Quand bien même nous sommes une bibliothèque universitaire, on n’en reste pas moins médiateur de contenus. Et toutes les manières de le faire me semblent les bienvenues.

Le SCD d’Angers par exemple propose sur YouTube des vidéos « Dans le texte », où un professeur de l’université présente une de ses publications et ses recherches. Ou plus anciennes, les vidéos « Dans ma poche », où des étudiants recommandaient un livre de poche.

En médiathèque, la Canopée a adapté sur Twitter le phénomène #AskAlibrarian en #Conseil2bib.

Pas forcément en vidéo, mais de la médiation de contenus quand même chez nous, via Pinterest avec des bibliographies thématiques, via le U2book, où l’on parle littérature…

Et vous, que pensez-vous de ces nouveaux modes de prescription ? Faites-vous plus confiance à votre booktubeur préféré ou à votre libraire ? Vous êtes peut-être vous-même un booktubeur qui ne le sait pas encore…?!!

 

Julie Gakyère

 

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