Les fondations universitaires

Il y a quelques temps je vous parlais du financement participatif, restons dans le monde des financements. Je vous propose aujourd’hui un billet sur la fondation universitaire.

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Avant tout, et pour honorer la tradition, une petite définition issue du code de l’éducation :

Article L719-12 du code de l’éducation modifié par Loi n°2008-776 du 4 août 2008 – art.138
« Les établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel et les établissements publics de coopération scientifique peuvent créer en leur sein une ou plusieurs fondations universitaires, non dotées de la personnalité morale, résultant de l’affectation irrévocable à l’établissement intéressé de biens, droits ou ressources apportés par un ou plusieurs fondateurs pour la réalisation d’une ou plusieurs oeuvres ou activités d’intérêt général et à but non lucratif conformes aux missions du service public de l’enseignement supérieur visées à l’article L. 123-3. »

En termes plus simples une fondation permet de financer des projets que l’université trouve porteurs et valorisants pour sa notoriété et les besoins de la vie de l’établissement. Il existe deux types de fondations : les fondations partenariales et les fondations universitaires.

Pour y voir un peu plus clair, n’hésitez pas à consulter cet article du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui résume les principaux thèmes que peuvent recouvrir le financement d’une fondation universitaire :

  • la recherche et la formation
  • la valorisation de la recherche ou l’innovation
  • la vie étudiante
  • le rayonnement international de l’établissement

Ces fondations se sont énormément développées ces dernières années. La raison de leur notoriété croissante est en lien direct avec l’application de la loi sur l’autonomie des universités. La nécessité de gérer des budgets restreints a poussé non seulement les universités à se réunir, mais aussi à développer leur visibilité sur le plan national et international. Ces enjeux ont poussé plusieurs universités à réfléchir à d’autres sources de financements pour compenser la baisse des budgets alloués par l’État. L’émergence des fondations universitaires et partenariales a répondu à ce besoin dans un grand nombre de cas. Pour vous donner un petit aperçu du développement de ces structures, je vous renvoie vers les archives du MESR, et plus particulièrement sur ce communiqué qui ne liste pas moins de 39 fondations universitaires en 2011 !

Et pour Lille ? Avec la fusion des trois universités début 2018, il est légitime de se demander si nous avons ou aurons une fondation au vu de l’ampleur de notre réseau. Saviez-vous que l’Université de Lille dispose d’une fondation universitaire depuis le 4 novembre 2015 ? Cette fondation a une originalité : dès son lancement elle fut dotée d’un fonds de 15 millions d’euros. Ce fonds est le fruit de placements opérés en 1999 dans une start up lilloise, qui développait un médicament contre les maladies hépatiques. L’opération fut heureuse puisque le placement de départ est passé de 1.5 million d’euros à 15 millions. Les objectifs de la fondation partenariale sont les suivants :

  • Coordonner, financer, accompagner, diffuser et promouvoir des projets de recherche
  • Soutenir le développement de partenariats ou de coopérations à l’international
  • Favoriser la diffusion et la valorisation des résultats de la recherche
  • Diffuser la culture et l’information scientifique

Pour en savoir un peu plus :

  • le communiqué de presse et le dossier de presse ici.
  • deux articles parus dans la presse locale : La Voix du Nord (trouvé scanné sur le blog de l’l’IFFRES, (Institut Français des Fondations de Recherche et d’Enseignement Supérieur)) et 20 minutes

Maintenant vous en savez plus sur les fondations universitaires, et les BU dans tout ça me direz-vous ? Un exemple m’a frappée l’année dernière, en lisant le BBF (Bulletin des Bibliothèques de France) d’avril 2016 (le n°8) intitulé « Culture : et si on parlait d’argent ? » (tout un programme n’est-ce pas ?). Je vous invite à lire l’article de Nathalie Wavrin qui raconte le rôle que la fondation de L’UVSQ (Université de Versailles Saint-Quentin) a joué dans une campagne de mécénat pour ses bibliothèques universitaires en difficulté.

Chloë Duquesne

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