#JNBDS2019

Pour la 3ème année consécutive, la Bibliothèque interuniversitaire de santé (Paris Descartes), en partenariat avec le Réseau national des documentalistes hospitaliers (RNDH) et le Sidoc (Sciences Infirmières DOCumentation), a organisé la – maintenant traditionnelle et très attendue – Journée Nationale des Bibliothécaires et Documentalistes, journée à laquelle nous avons participé le 14 juin dernier.

Ce sont près de 120 professionnels qui ont assisté à cette journée, mêlant à la fois convivialité et échanges constructifs, qui a permis d’aborder les thématiques liées à la gestion des collections et les services aux publics sous l’angle spécifique du domaine de la santé.

Après un café et un mot d’accueil dans la galerie Saint Germain de Sabine Labare, co-directrice de la BIU Santé, Armelle Martin, présidente du RNDH et Christine Paillard, du Sidoc, la journée a commencé par des ateliers en petits groupes avec restitution en matinée, l’après-midi s’étant poursuivie par des interventions en plénière.

Quelques semaines avant le colloque, il a fallu s’inscrire à un atelier (dont un choix secondaire si l’atelier souhaité était complet 🙁) parmi les 9 proposés :

  • L’universitarisation, des retours d’expériences multiples
  • Animer un compte Twitter au fil des saisons
  • Les groupements hospitaliers territoriaux : l’impact sur la documentation
  • Comment faire une revue systématique ?
  • Wikipédia et santé (avec la participation de bénévoles de l’association Wikimédia France)
  • Réforme des études de santé et impact sur nos activités
  • Thèses d’exercice papier et électronique : où en est-on ? Comment s’y retrouver ?
  • Réaliser un projet innovant en éthique grâce à un partenariat extérieur. L’exemple de la BU en santé de Nice
  • L’évaluation des formations des internes en médecine

On est forcément frustré de devoir faire un choix. Nous avons eu de la chance car notre vœu no1 à chacune a été respecté. A noter, que soucieux d’être proches des préoccupations de la communauté professionnelle, les collègues organisateurs prennent en considération toute proposition de thématique.

J’ai pu participer à l’atelier n°4 : Comment faire une revue systématique ? qui a eu beaucoup de succès en termes de participation.

Lors de cet atelier, les deux animatrices Florence Bouriot (documentaliste aux Hospices civils de Lyon) et Catherine Weill (Conservateur à la BIU de Paris) ont défini ce qu’est une revue systématique (RS) dans le contexte de la littérature scientifique médicale. Puis, fortes de leur solide expérience en la matière, elles ont expliqué les différentes étapes à suivre pour établir une revue systématique, cité les logiciels intéressants à utiliser, rappelé la nécessaire expertise en matière recherche documentaire et la connaissance des outils bibliographiques à maîtriser, précisé à quels moments elles interviennent dans l’établissement d’une RS par un travail étroit avec les chercheurs. Cet atelier fut très riche en termes de contenu et de retour d’expériences. Les intervenantes étaient à l’écoute de nos nombreuses questions, si nombreuses que nous n’avons pas eu le temps de traiter l’exercice pratique prévu. Ce que je retiens de ces échanges, c’est qu’il y a un réel besoin d’accompagner les chercheurs biomédicaux sur les aspects bibliographiques pour leur faire gagner du temps car en fin de compte l’expertise bibliothéconomique c’est bien le bibliothécaire-documentaliste qui l’a et il est le plus à même d’établir les requêtes bibliographiques. Cela m’a permis également de constater que nous avions déjà bien des billes dans notre sac à la BU santé pour mener à bien l’accompagnement des chercheurs lillois sur les RS et que ce que nous avons déjà entrepris sur cette question correspondait vraiment aux préconisations entendues ce jour. Au final, la BU santé n’a pas à rougir de ce qu’elle propose comme soutien à la recherche dans le cadre des revues systématiques pour lesquelles elle est sollicitée.

Anne-Sophie

Quant à moi, j’ai co-animé l’atelier n°9 : L’évaluation des formations des internes en médecine avec Catherine Faïs (formatrice et responsable du pôle services au quotidien et innovation, BU Angers).

Après un tour de table, il était clair que les choses n’allaient pas être faciles, il existe autant de formations et de modalités que de participants ! Néanmoins, plusieurs questions se sont posées à nous : qu’évalue-t-on ? pourquoi évaluer ? comment évaluer ? et une attente très forte : des retours d’expériences…

Avant de continuer, il a fallu poser les bases pour être sûrs de parler tous de la même chose.

  • Qu’évalue-t-on ? les formateurs, les internes, la formation,…
  • Pourquoi évaluer ? en interne pour ajuster le contenu, le déroulé ; en externe comme moyen de communication,…
  • Comment évaluer ? en format numérique / papier, à chaud / à froid, par le formateur / le prescripteur,…

Si l’évaluation est ressentie par tous (ou presque) comme un sujet à la mode, elle est néanmoins jugée comme indispensable bien qu’il n’y ait pas de demandes particulières de la part des instances pour l’évaluation des connaissances des internes, celle-ci se faisant essentiellement par un rendu de travail universitaire (portfolio, article, biblio,…). Nous avons donc abordé principalement l’évaluation des formations par les internes avec la contrainte très forte du manque de disponibilité de ce public particulier.

2 solutions ont retenu tout particulièrement mon attention :

  • La mise en place de post-it virtuels : analyser en amont les besoins et attentes des étudiants et débriefer à l’issue de la formation pour savoir si les objectifs sont atteints. A savoir que cette initiative est mise en place dans un cursus de formation sur plusieurs séances
  • Un questionnaire court sous format papier. C’est cette modalité qui a été mise en place à la rentrée 2019 pour la formation en groupe restreint des internes à la BU santé de Lille. Les évaluations sont ensuite saisies dans le logiciel pour analyse. Certes chronophage mais un gain de temps considérable en fin de séance, séance souvent intense, où les étudiants devaient se connecter à la plateforme d’apprentissage de l’université, trouver le bon cours, s’identifier,…

L’atelier s’est terminé par ce qui est notre préoccupation première : comment toucher ce public peu disponible et pas toujours sur place… mais nous nous éloignons du sujet ! Peut-être l’année prochaine ?

Aline

Après une pause bien méritée où tout un chacun a pu faire connaître sa spécialité culinaire ou régionale, l’après-midi s’est prolongée par des interventions en plénière :

  • Les bibliothèques de santé à l’IFLA, par Octavia Madge, université de Bucarest, membre de la section Health and Biosciences Libraries de l’IFLA
  • Les bases de données en danger, par Gaétan Kerdelhué, CISMeF
  • Table ronde : Publications scientifiques, plan S, Open Access : quelles collaborations avec les chercheurs ?
  • Discours de clôture, par Valérie Neouze, SCD Paris Descartes

Vous voulez en savoir plus ? Retrouvez les interventions, ici et les photos !

Anne-Sophie Guilbert et Aline Mazin

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