Ma PAL de l’été 2018

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Les vacances approchent et qui dit vacances dit lecture légère !
Je vous propose de commencer avec une petite sélection anglophile pour démarrer l’été en douceur.
J’ai adoré Rebecca et Ma cousine Rachel de cette auteure, aussi je n’ai pas résisté à l’envie de lire un autre de ses romans : L’auberge de la Jamaïque, de Daphné du Maurier.
Mary Yellan, orpheline, doit aller habiter chez sa tante mariée à un aubergiste. Cette auberge perdue sur les côtes de Cornouailles, semble être le théâtre de sombres mystères… Une histoire de pirates en perspective !
J’ai découvert les détectives Samson O’Brien et Delilah Metcalfe dans le premier tome de la série « Les détectives du Yorkshire ».  Propriétaires respectifs de l’Agence de recherche des vallons et de l’agence de rencontre des vallons, les deux protagonistes mènent l’enquête dans un village du Yorkshire, Bruntcliffe. Entre vie agricole et ambiance de village, le premier volume m’avait beaucoup plu, je ne résisterai pas à la suite de leurs aventures. Les détectives du Yorkshire : Rendez-vous avec le mal, Julia Chapman
En inconditionnelle de Jane Austen, je ne pouvais pas passer à côté d’une autre œuvre beaucoup moins connue, sa correspondance. Dans ce petit recueil, Du fond de mon cœur : Lettres à ses niècessont réunies quelques lettres que Jane Austen à écrites à ses trois nièces préférées. Pour découvrir l’intimité d’une auteure finalement méconnue dans sa vie intime.
Pour se donner un peu le frisson de l’aventure sans quitter son fauteuil, quoi de mieux qu’un récit d’expédition archéologique ? La cité perdue de Z, de David Grann, relate la dernière expédition d’un aventurier victorien. Mieux qu’Indiana Jones !
Parce que lecture d’été rime souvent avec les éditions Grands détectives de 10/18 chez moi, j’ai choisi de tenter La confidente des morts d’Ariana Franklin. L’histoire se déroule en 1171 à Cambridge, un enfant est assassiné, un enquêteur du continent débarque en Angleterre accompagné d’un Maure et d’une femme médecin, dont la spécialité est l’étude des cadavre… Tout un programme.
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Le petit dernier pour la route parce que j’apprécie énormément cette auteure, The muse de Jessie Burton. Traduit en français son roman Les filles au lion, vous fera voyager entre deux époques, l’histoire d’Odelle à Londres en 1967 et l’histoire d’Olive en 1936 en Espagne, ce qui les relie ? Un mystérieux tableau. Jessie Burton m’avait complètement subjuguée avec son premier roman Miniaturiste, que je vous encourage à lire si ce n’est déjà fait !
Et vous ? Que lirez-vous cet été ?
Chloë Duquesne

Lutte contre les fake news : quels défis pour l’information scientifique, les bibliothèques et les journalistes ? Journée d’étude à la Bulac

La semaine dernière le 5 juin, je me suis donc rendue à la journée d’étude : « Lutte contre les fake news : quels défis pour l’information scientifique, les bibliothèques et les journalistes ? »

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Si vous n’avez pas entendu parler du projet de loi contre les Fake News, alors ce billet de blog est fait pour vous !

Le contexte médiatique autour des Fake News est très dense car les débats autour du projet de loi contre les « Fake News »  ont commencé la semaine dernière à l’Assemblée nationale, projet qui suscite de nombreux articles autour de cette question d’actualité (nous en avions déjà parlé dans un précédent billet) !

La question de la désinformation et de la manipulation de l’information interroge directement les bibliothèques universitaires et leurs missions. C’est pourquoi l’ADBU (Association des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation), avec The Conversation France, le CARISM (Centre d’Analyse et de Recherche Interdisciplinaire sur les Médias de l’IFP à Paris) et La Croix ont organisé une journée d’étude permettant de définir ce que sont les Fake news d’une part, et d’autre part d’identifier les moyens et actions proposés par les journalistes, enseignants et bibliothécaires dans cette lutte contre les fake news. Lire la suite

Couperin vs Springer

RVB de base

Après 13 mois de négociation, le consortium Couperin a annoncé officiellement l’échec des négociations avec l’éditeur Springer. Dans le communiqué de presse diffusé par Couperin à ce sujet, les termes du désaccord sont repris. Couperin dénonce notamment une augmentation des coûts d’abonnement, alors même que l’usage des revues est en diminution et se concentre sur un tiers de la collection. Avec, en plus, l’inquiétude soulevée par les chercheurs concernant l’évolution de la qualité des contenus en rapport avec la forte augmentation du nombre d’articles disponibles en Open Access.

Se pose également la question de la légitimité de l’augmentation de ces coûts d’abonnement dans un contexte d’accès libre aux articles scientifiques, et de publications alternatives. N’hésitez pas d’ailleurs à relire nos articles sur le sujet (Open Access)

Vous vous en doutez, ce « bras de fer » fait couler beaucoup d’encre, et n’est pas sans rappeler la situation de l’Allemagne face à Elsevier. (Nous vous en parlions d’ailleurs ici). Le 4 avril dernier, Springer annoncait que les accès aux revues étaient maintenus ouverts (la fermeture était initialement prévue le 1er avril), le temps de reprendre les négociations avec Couperin.

Pour en savoir plus :

http://www.couperin.org/springer-periodiques : historique des négociations entre Couperin et Springer

Ce qu’en dit la presse :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/04/09/le-bras-de-fer-est-engage-entre-chercheurs-et-editeurs_5282990_1650684.html

http://www.livreshebdo.fr/article/bras-de-fer-entre-springer-et-les-bibliotheques-universitaires

http://www.archimag.com/veille-documentation/2018/04/03/couperin-met-terme-accord-pass%C3%A9-springer

https://www.actualitte.com/article/patrimoine-education/le-torchon-a-brule-entre-les-universites-et-l-editeur-de-revues-springer/88106

 

Julie Gakyère