Retour sur la journée Juriconnexion et le salon Legaltech

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J’ai eu la chance d’assister le 7 décembre dernier à la journée d’étude organisée annuellement par l’association Juriconnexion. Celle-ci fédère des spécialistes de l’information spécialisés dans le domaine du droit qui échangent via une liste de diffusion à laquelle je vous recommande de vous inscrire. On y découvre les sympathiques réalités du métier de documentaliste juridique, avec des appels au secours de type « Je suis à la recherche d’une décision du TASS d’Amiens le 21 mars 2016 en matière de protection sociale complémentaire, qui peut m’aider ?». Surtout, on y apprend beaucoup grâce au partage d’expériences (par exemple sur les fonctionnalités avancées de telle ou telle base de données) et à la veille proposée sur les évolutions de la documentation juridique. Parmi les contributeurs réguliers figure notamment Emmanuel Barthes, animateur d’un blog pour l’information juridique fort utile.

La journée d’étude de cette année portait sur le thème des Thèses et mémoires universitaires. Des collègues de l’Abes et de la BIU Cujas (Bibliothèque de référence sur le plan national pour les sciences juridiques) sont intervenus afin de présenter le cadre légal du dépôt des thèses et les outils de signalement et de diffusion mis en place, à commencer bien sûr par le portail Thèses.fr. Dans l’ensemble, les documentalistes juridiques présents n’avaient qu’une connaissance approximative de ces outils, preuve en est que nous avons encore du chemin à faire en termes de valorisation ! Les thèses juridiques étrangères ont également été mises à l’honneur. A ce propos, si vous souhaitez être incollables sur les thèses espagnoles ou allemandes, je vous recommande la consultation du Jurisguide dédié aux Thèses et mémoires universitaires et la sélection de sites effectuée par l’Abes.

Cette journée avait pour particularité de se dérouler à l’occasion du 2e salon de la Legaltech. A l’instar d’autres professions, le monde du droit est engagé dans un processus de digitalisation bousculant les acteurs établis. Une technologie comme la blockchain, dont sont issues les monnaies virtuelles comme le fameux bitcoin, pourrait remplacer à terme le recours à un notaire pour authentifier un acte. De même, de plus en plus de startups proposent des plateformes de robotisation des contrats. La documentation juridique n’est pas en reste. Les initiatives visant à mieux exploiter la masse sans cesse croissante des données juridiques (textes de loi, jurisprudence, doctrine…) à l’aide des technologies du Big Data se multiplient. En témoignent les travaux de l’association Open law ou bien encore le lancement du portail Doctrine.fr en 2016. A suivre donc !

Frédéric Souchon

 

Jurisguide fait peau neuve !

Je suis une bibliothécaire dans une BU spécialisée en droit. Étant historienne de formation, autant dire qu’au début, les permanences au poste de renseignements bibliographiques m’angoissaient un peu. J’entendais des mots étranges comme jurisprudence, doctrine sans oublier les inévitables abréviations dans les références bibliographiques que tout le monde connaît sauf les étudiants… et moi. Heureusement, il existe un site qui explique tout cela, Jurisguide

 

Jurisguide

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Etalab : l’ouverture et le partage des données publiques

Les candidats au concours de recrutement de Bibliothécaire assistant spécialisé – classe supérieure 2016, devaient répondre à cette question :

Qu’est-ce qu’une licence Etalab (définition + donner deux exemples) ?Logo_Licence_Ouverte_bleu_blanc_rouge

Alors, connaissez-vous la réponse ?

La mission Etalab fait partie du Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique.
Elle est chargée, sous l’autorité du 1er ministre, de la politique d’ouverture et de partage des données publiques. Elle coordonne également l’action des services de l’État et de ses établissements publics pour faciliter la réutilisation la plus large possible de leurs informations publiques et administre le portail data.gouv.fr (portail dédié à la mise à disposition des jeux de données).

Quel est l’intérêt de tout cela ? C’est de permettre une plus grande transparence du fonctionnement des administrations, de l’utilisation de l’argent public pour les citoyens. Et aussi, d’encourager l’enrichissement et la réutilisation des jeux de données publiques. Lire la suite

Les bibliothécaires et les données personnelles des usagers

J’ai eu l’occasion de participer en novembre dernier à la journée annuelle de l’association Juriconnexion : « Le Big data juridique, enjeux et opportunités » . Une des interventions traitait la question de la protection des données personnelles.

Quand on parle de données et à fortiori du traitement de celles-ci, il faut penser à la protection des données personnelles.shield-105499_960_720

En Europe, cette protection est un droit fondamental inscrit dans la Convention du Conseil de l’Europe du 28 janvier 1981 , ainsi que dans la Directive 95/46/CE du Parlement européen et du conseil du 24 octobre 1995 relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données (en cours de révision depuis 2012, il a abouti en décembre 2015 à un nouveau Réglement général sur la protection des données). Depuis 2006, il existe une journée de la protection des données, elle a été instaurée par le Conseil de l’Europe (suivi ensuite par les Etats-Unis). Un accord entre l’Union européenne et les Etats-Unis est en cours de négociation (Privacy Shield) (vous trouverez ici un article paru dans Le Monde et sur le site les infostratèges.com). Lire la suite

La publication scientifique : quelle place pour le bibliothécaire?

http://www.researchtrends.comLes bibliothécaires participent, pour une part, à la production scientifique des chercheurs, au travers de différents services. On peut citer les formations, la bibliométrie, la fourniture de documents, la mise à disposition des ressources électroniques à distance. Lire la suite