L’archivage des périodiques en BU

L’archivage des périodiques en version imprimée, nous bibliothécaires, savons faire.

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Au niveau de la région Nord-Pas-de-Calais, un plan de conservation partagée a été mis en place et il va bientôt fêter son dixième anniversaire.

Mais l’arrivée des périodiques au format électronique a changé la donne…  En effet, si une bibliothèque se désabonne à une revue électronique ou à un bouquet en ligne auprès d’un éditeur, alors la bibliothèque n’est plus en mesure de proposer l’accès et la consultation de ces titres en texte intégral aux utilisateurs puisque ces derniers ne font plus partie de ses collections… :  la question de l’archivage pérenne des périodiques électroniques se pose donc.

Au niveau national, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche a signé une convention avec le CNRS et l’ANR : le programme Istex – Licences nationales, consacré à l’acquisition d’archives scientifiques et à la création de la plateforme qui hébergera les données acquises. Ce programme associe également l’Abes et le consortium Couperin.

Un mémoire de master a été soutenu en juin dernier à l’Enssib par Lore Metrat, consacré à cette question de l’archivage des périodiques électroniques. Après un état des lieux de la gestion des périodiques en France et son évolution du support papier au support numérique,  l’auteur met en lumière quelques exemples de projets menés à l’étranger, et enfin conclue sur les projets en cours et à venir sur le territoire national.

Quand on évoque les périodiques électroniques, personnellement, je pense automatiquement Open access. Plusieurs billets de ce blog ont été publiés sur ce sujet, notamment lors de la semaine de l’Open week (vous les retrouvez facilement sous le mot-clé « open access »). Une rubrique de la matinale de France culture a évoqué diverses initiatives qui voient le jour en France en faveur de l’open access.

 

Géraldine Huyghe

Quoi de neuf chez les bibliothèques numériques ?

Pour cet avant dernier billet avant l’été, parlons un peu bibliothèques numériques. Cela fait plusieurs années que nous sommes habitués à Gallica et Europeana. Ce sont des projets d’envergure nationale ou européenne, on en a beaucoup parlé lors de leur création, mais avez-vous suivi leur évolution ?

Je vous propose un petit tour d’horizon. Lire la suite

Run 2016 ou comment utiliser le numérique pour enseigner autrement 

Office desk with laptop computer, planner, mobile smartphone and coffee cup.

Run, Run mais de quoi s’agit-il ?

Développons d’abord ce sigle, RUN ou Rencontres Universités Numériques. Le 10 novembre dernier s’est tenu le séminaire RUN 2016, organisé par la ComUE Lille Nord de France, auquel j’ai assisté.

Ce séminaire d’échanges a notamment permis d’expliquer / d’illustrer les liens entre les pratiques d’enseignement et l’usage du numérique dans l’enseignement supérieur grâce à des retours d’expériences, des exemples et des apports plus théoriques.

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Du téléphone au smartphone

Maurizio Ferraris qui a travaillé sur notre rapport au téléphone a coutume de raconter une anecdote :

“C’est la nuit de samedi à dimanche, celle qu’on voue traditionnellement au repos. Je me réveille. Je cherche à savoir l’heure, et, naturellement, je regarde mon portable, qui m’apprend qu’il est 3 heures du matin. Mais je vois en même temps qu’un e-mail est arrivé. Je ne résiste pas à la curiosité ou plutôt à l’inquiétude (l’e-mail concerne une question de travail), et aussitôt : je lis et je réponds.”pexels-photo-28462

Alors que les smartphones se sont multipliés, on peut se demander de fait pourquoi il est si difficile face à un SMS, un mail ou un nouveau tweet de ne pas répondre dans l’instant. C’est que ces sollicitations sont devenues des injonctions (Ferraris parle de « mobilisation permanente »). On est joignable partout, tout le temps. Les appels laissent des traces. La majorité d’entre eux sont écrits et n’y pas répondre c’est affronter la peur d’être coupé du reste de la communauté. Lire la suite