Quoi de neuf chez les bibliothèques numériques ?

Pour cet avant dernier billet avant l’été, parlons un peu bibliothèques numériques. Cela fait plusieurs années que nous sommes habitués à Gallica et Europeana. Ce sont des projets d’envergure nationale ou européenne, on en a beaucoup parlé lors de leur création, mais avez-vous suivi leur évolution ?

Je vous propose un petit tour d’horizon. Lire la suite

Run 2016 ou comment utiliser le numérique pour enseigner autrement 

Office desk with laptop computer, planner, mobile smartphone and coffee cup.

Run, Run mais de quoi s’agit-il ?

Développons d’abord ce sigle, RUN ou Rencontres Universités Numériques. Le 10 novembre dernier s’est tenu le séminaire RUN 2016, organisé par la ComUE Lille Nord de France, auquel j’ai assisté.

Ce séminaire d’échanges a notamment permis d’expliquer / d’illustrer les liens entre les pratiques d’enseignement et l’usage du numérique dans l’enseignement supérieur grâce à des retours d’expériences, des exemples et des apports plus théoriques.

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Du téléphone au smartphone

Maurizio Ferraris qui a travaillé sur notre rapport au téléphone a coutume de raconter une anecdote :

“C’est la nuit de samedi à dimanche, celle qu’on voue traditionnellement au repos. Je me réveille. Je cherche à savoir l’heure, et, naturellement, je regarde mon portable, qui m’apprend qu’il est 3 heures du matin. Mais je vois en même temps qu’un e-mail est arrivé. Je ne résiste pas à la curiosité ou plutôt à l’inquiétude (l’e-mail concerne une question de travail), et aussitôt : je lis et je réponds.”pexels-photo-28462

Alors que les smartphones se sont multipliés, on peut se demander de fait pourquoi il est si difficile face à un SMS, un mail ou un nouveau tweet de ne pas répondre dans l’instant. C’est que ces sollicitations sont devenues des injonctions (Ferraris parle de « mobilisation permanente »). On est joignable partout, tout le temps. Les appels laissent des traces. La majorité d’entre eux sont écrits et n’y pas répondre c’est affronter la peur d’être coupé du reste de la communauté. Lire la suite

Prêt numérique en bibliothèque : quand la Cour de justice européenne change la donne

Un article publié sur le site Actualitté la semaine dernière a attiré mon attention : « Ebook et livre papier identiques pour le prêt en bibliothèque ? L’arrêt très attendu »index2

Depuis l’arrivée massive des livres sous format électronique (ou ebooks), les bibliothèques de lecture publique se posent le problème du droit de prêt. Aucun texte législatif ne régit celui-ci spécifiquement.

Les bibliothèques prêtent des ouvrages sur support papier. C’est une évidence ! Oui mais le prêt est possible grâce à l’exception au droit d’auteur, qui permet à une bibliothèque de prêter un ouvrage sans que son auteur puisse s’y opposer. Mais cette exception n’est pas applicable pour les ebooks. Lire la suite

5 exemples d’open data à l’Université

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Source : CC-BY – Auregann Wikimedia Comons

Vous êtes presque convaincu par les 4 billets précédents de partager vos données ? Ou bien peut-être voulez-vous commencer par réutiliser des données déjà ouvertes avant de vous lancer ? Qu’à cela ne tienne ! Voici 5 exemples concrets pour trouver l’inspiration.

Pour être plus parlants, ces exemples ont été choisis proches de nous : dans le monde universitaire, et si possible lillois.

  • Du côté des bibliothèques, l’ouverture des données bibliographiques est déjà une pratique ancienne : les notices du SUDOC, et maintenant les référentiels comme IdRef, sont accessibles et réutilisables sous licence ouverte. Plus près de nous, PEPITE, l’archive ouverte des thèses et mémoires de Lille 2, expose ses données, ce qui lui permet d’être moissonnée par Google ou DECLIC.
  • La recherche est sans conteste le domaine où la mutualisation et la réutilisation des données sont les plus innovantes. La région Nord a été pionnière en créant en 2002 une plateforme dédiée aux statistiques en sciences sociales, la Plateforme Universitaire de Données de Lille (PUDL), qui fait partie maintenant du réseau national Quetelet. Le Ministère de l’Enseignement Supérieur accompagne ce mouvement, non seulement en ouvrant les données concernant la Recherche, mais aussi en créant des applications innovantes pour les réutiliser : le moteur de recherche ScanR, lancé en 2016, permet de repérer les acteurs français travaillant sur un sujet spécifique.
  • L’enseignement, en revanche, est plus frileux. Hormis la diffusion de cours en ligne ouverts et massifs (MOOC) sur la plateforme française FUN depuis 2013, rares sont les enseignants qui mettent librement à disposition des cours réutilisables ou des plateformes d’exercice mutualisés.

Connaissez-vous d’autres exemples intéressants d’ouverture des données dans les universités? Avez-vous des idées de données qu’il serait utile de partager ? N’hésitez pas à utiliser les commentaires pour enrichir ce rapide tour d’horizon.

Pour clore cette série de billets sur l’open data, quoi de mieux qu’une action concrète ? Pour être cohérent, il fallait commencer par soi-même. C’est pourquoi MARS s’engage dès à présent à diffuser toutes ses présentations dans un format ouvert, sous une licence libre et sur une plateforme publique.

Solenn Bihan