PAL de Printemps

Les collègues en charge des secteurs de culture générale vous proposent une nouvelle sélection de leurs coups de cœur. Nous espérons que ces suggestions vous inspireront. Si vous passez le pas de l’emprunt, n’hésitez pas à nous faire part de votre avis en commentaire.

La recommandation de Sandrine à la BU SHS : Né d’aucune femme de Frank Bouysse

Lauréat de nombreux prix littéraires, « Né d’aucune femme » de Frank Bouysse est un roman incontournable et intrigant. Rien que cette couverture et ce titre nous donne envie de se plonger dans ce roman : Qui est cette femme ?
Commençons : la lecture nous emporte dans une autre époque (non précisée), ce qui déstabilise un peu au début, d’autant que le langage n’est pas contemporain. L’histoire commence par la fin : un prêtre, le père Gabriel, se retrouve avec des cahiers qu’il récupère sur le corps d’une femme qui va être enterrée. Il découvre alors l’histoire de Rose, vendue par son père à l’âge de 14 ans, à un bourgeois (le maître de la forge), pour continuer à vivre avec sa femme et ses 3 autres filles. La noirceur de la vie et la cruauté humaine sont présentes à chaque page et elles fascinent autant qu’elles font hurler : « Sauve-toi Rose !». Le mal est présent partout autour de Rose et on retient son souffle à chaque page, comment peut-elle continuer à vivre ou simplement survivre : « Tout ce temps passé à pas comprendre pourquoi on est né au monde tous autant qu’on est, pourquoi on tient tant à la vie, à essayer de toujours repousser le grand mur de la mort, alors qu’il suffirait peut-être de bien l’escalader, ou de passer à travers pour plus se poser de questions. »
Les chapitres alternent entre l’histoire de Rose et les points de vue des autres principaux protagonistes sauf du maître de la Forge et de sa mère. Un roman choral qui est non seulement très bien écrit mais aussi fort et poignant. A lire absolument.

La recommandation d’Olivier à Lilliad : Cobra the space pirate de Buichi Tersawa

« Cobra, the space pirate » est un manga de Buichi Tersawa datant de la fin des années 70, début des années 80. Il a bénéficié de nombreuses éditions et adaptations en anime. Il raconte les aventures rocambolesques du joli cœur Cobra, sorte d’Arsène Lupin futuriste. Cobra parcourt un univers de space opera en quête d’aventures, de richesses, et de jolies filles. Pour son personnage, Terasawa s’est d’ailleurs inspiré de Jean-Paul Belmondo : physique de l’acteur mais aussi caractères récurrents de ses rôles. Cobra est souvent confronté à ses ennemis de la guilde des pirates de l’espace. L’œuvre ne manque pas d’action et de planètes exotiques, dépaysement assuré. »

 

La recommandation d’Elise à la BU Droit-Gestion : Tout simplement noir de Jean-Pascal Zadi et John Wax (France, 2020) Scénario : Jean-Pascal Zadi, Kamel Guemra

Cette comédie mockumentaire  (ou documenteur c’est à dire faux documentaire) sortie cet été entre deux confinements serait presque passée inaperçue sans une immense bouche à oreille. Le point de départ : Jean-Pascal Zadi, rappeur et comédien, décide d’organiser une grande marche noire, place de la République le 27 avril, date de l’abolition de l’esclavage, car il trouve que les Noirs ne sont pas assez représentés en France. Il cherche alors à rallier le plus de people à sa cause. S’en suit une suite de quiproquos plus hilarants les uns que les autres avec une pléiade de stars dans leurs propres rôles : Fary, Lilian Thuram, Claudia Tagbo, Lucien Jean-Baptiste, Vikash Dhorasoo , joey Starr, Eric Judor, Ramzy, Fabrice Eboué, Matthieu Kassovitz, Soprano, Omar Sy… Dans ces situations cocasses, absurdes, parfois délirantes : est-on noir quand on a la peau foncée mais des origines indiennes comme Vikash Doraso ? Est-on noir quand a des origines à moitié guadeloupéenne et à moitié autrichienne comme Eric Judor ? Jusqu’où remontent les racines et quel rapport entretenir avec ses origines ? Pourquoi devient-on suspect lorsqu’on est une personne noire qui a réussi comme Omar Sy ? Jean Pascal Zady et son co-scénariste Kamel Guemra vont très loin dans le second degré, la parodie (le rap avec Soprano) et parfois dans le délire total à l’image de ce commentaire de Mathieu Kassovitz dans son rôle de réalisateur durant des essais pour un film :  « C’est pas un noir ça. Je vous demande l’Afrique, vous me ramenez Montreuil ! » Ou encore cette scène avec Lucien Jean-Philippe revenant régler ses comptes torse nu avec une machette. Avec un humour décapant, et beaucoup d’autodérision, Jean Pascal Zadi réussit le tour de force de dénoncer les clichés contre les Noirs mais aussi toutes les formes assumées ou non de communautarisme, tout en faisant subtilement réfléchir sur la notion d’identité. Et on y prend un immense plaisir.

Billet coordonné par Hélène Mistretta

#PAL des vacances d’hiver

A l’approche des vacances de février, les collègues en charge des secteurs de généralités vous proposent une nouvelle sélection de leurs coups de cœur. Nous espérons que ces suggestions vous inspireront. Si vous passez le pas de l’emprunt, n’hésitez pas à nous faire part de votre avis en commentaire. 😉

La recommandation de Valérie 

Quand les dieux buvaient. 1 : Blanche-Neige et les lance-missiles de Catherine Dufour.

Dans la lignée des contes détournés mais pour adultes… Tous les contes commencent par  » Il était une fois  » et finissent par  » Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants « . Oui mais… et après ? Et si le règne de Blanche Neige avait été une horrible dictature ? Et si le Miroir magique était devenu gâteux ? Et si la Belle au Bois Dormant était devenue lesbienne ? Et si Peau d’Ane était tombée amoureuse du prince de Cendrillon ?… Et si Dieu s’était mis à boire ?…

La recommandation de Erwin

Qui a tué mon père ? d’Edouard Louis

Le 15 Janvier le cinéaste James Ivory annonce qu’il réalisera une adaptation en série de deux romans d’Edouard Louis « En finir avec Eddy Bellegueule » et « Qui a tué Mon père ». Qui a tué mon père est un livre qui m’est très cher. Edouard Louis, après deux romans, revient sur son histoire familiale. S’il témoigne d’un apaisement, il entre désormais dans une recherche philosophico-politique. Comment la société a-t-elle construit, puis détruit le corps de son père ? Ce même corps dont la force et la masculinité étaient autrefois si écrasantes. Ce livre me parle, comme il parlera aux étudiants partis loin de leur campagne, qui à leur retour, ont vu le corps de leur famille abîmé, fatigué.

La recommandation de Nathalie 

L’institut de Stephen King

« Environ 800 000 enfants disparaissent chaque année aux Etats-Unis. La plupart sont retrouvés. Des milliers ne le sont pas » annonce Stephen King dans l’introduction de son dernier roman, L’institut. Bref, on se dit tout de suite que le maître du suspense va nous tenir en haleine avec un sujet sensible et l’enlèvement du jeune surdoué Luke Ellis au cœur de la nuit nous laisse présager le pire. Il se réveille à l’institut, dans une chambre semblable à la sienne sauf qu’elle n’a pas de fenêtre et il découvre très vite qu’il n’est pas le seul enfant retenu dans cet endroit et que tous ont des capacités qui sortent de l’ordinaire. Sans dévoiler les tenants et les aboutissants du récit, je retiens que Stephen King nous parle une nouvelle fois de l’innocence de l’enfance mais aussi de la force de l’amitié et de la solidarité. Bon, même si le meilleur de cet auteur est sans doute derrière lui (Shining – Cujo – Simetierre , mon « tiercé perso gagnant »), reste le souci de la narration et cette imagination qui, 47 ans après la sortie de Carrie, nous laisse toujours présager qu’on va passer un excellent moment à frémir !

Toute l’équipe du blog vous souhaite d’excellentes vacances.

Billet coordonné par Hélène Mistretta

Au revoir 2020, bonjour 2021 !

Toute l’équipe du blog vous souhaite une très bonne année 2021 ! Nous espérons qu’elle nous réservera de belles (c’est mieux !) surprises. Nous vous souhaitons d’y trouver le meilleur pour vous et vos proches.

En ce mois de janvier, c’est l’heure du bilan. 2020 a été une année spéciale pour tous y compris pour le blog. Les publications ont été suspendues entre mars et août. Dix-neuf articles ont été publiés. C’est peu comparé aux années précédentes mais nous avons toujours plus d’abonné.e.s inscrits aux publications et de visiteurs uniques. Merci à vous de nous lire ! Merci également à tous les collègues du SCD de l’université de Lille ou d’ailleurs qui ont contribué en proposant un ou plusieurs billets.

Les trois articles les plus lus en 2020 sont :

Dans quelques jours nous fêterons les 6 ans du blog. Merci à toutes et tous de nous suivre.

A bientôt pour de nouveaux billets…

Hélène Mistretta et Amélie Nadolny

#PAL de fin d’année

Les vacances de fin d’année approchent à grand pas. Afin de vous détendre pendant cette pause bien méritée, les collègues en charge des secteurs de généralités vous proposent leurs coups de cœur. Nous espérons que ces suggestions vous inspireront. Si vous passez le pas de l’emprunt, n’hésitez pas à nous faire part de votre avis en commentaire. 😉

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#PAL d’automne

Il y a bien longtemps que nous n’avions pas proposé une #PAL (ou pile à lire) sur le blog. Les vacances scolaires de la Toussaint étant (déjà) là, nous nous sommes dits que c’était le bon moment pour vous présenter quelques documents qui ont retenu notre attention. BD, romans, film : il y en a pour tous les gouts et dans toutes les BU ! Si vous passez le pas de l’emprunt, n’hésitez pas à nous faire part de votre avis en commentaire. 😉

A la BU SHS lisez « Tu t’appelais Maria Schneider » de Vanessa Schneider

Dans ce livre hommage à sa cousine, Vanessa Schneider nous dresse le portrait celle qui a toute sa vie, été réduite à un uniquement rôle : celui de Jeanne dans le film de Bernardo Bertolluci Le dernier tango à Paris. Trop jeune et peu préparée à l’univers cruel et sexiste du cinéma, Maria Schneider ne s’en remettra jamais. J’ai aimé cet ouvrage car il questionne notre condition de spectateur, comment parfois nous « enfermons » un acteur à un rôle, une réalisatrice à un style ou un scénariste à un genre.

 

A la BU Droit-Gestion, regardez « Visages villages » de JR et Agnés Varda

Dans leur documentaire sorti dans salles de cinéma en 2017, l’artiste JR et la réalisatrice Agnès Varda vont de villages en petites villes, à la rencontre des habitants de cette France qu’on dit profonde. A l’aide d’un photomaton et d’une imprimante sophistiquée, ils affichent sur les murs des maisons et des immeubles, des photos en grand format de leurs habitants. Le projet artistique n’est qu’un prétexte à la rencontre et à la discussion. J’ai particulièrement aimé la relation entre les deux réalisateurs et la rencontre qui se déroule à Bruay-La-Buissiére avec Jeannine, fille de mineur.

 

A la BU Santé, lisez « Par les routes » de Sylvain Prudhomme

C’est un roman sur l’amitié que nous propose ici Sylvain Prudhomme ; sur celle qui relie deux hommes qui se retrouvent après des années loin l’un de l’autre. Il y a l’autostoppeur et Sacha venu s’installer dans le Sud de la France pour débuter une nouvelle vie. Dans l’ouvrage sont évoqués les thèmes de l’aventure, des (nouveaux) départs, des souvenirs qui nous marquent pour toujours et de comment construire sa vie entre désir et raison. Le roman a été sélectionné dans le cadre du Prix du roman des étudiants 2019. Retrouvez ici la sélection du prix, millésime 2020.

 

A Lilliad, feuilletez « C’est comme ça que je disparais » de Mirion Malle

Dans sa BD, Mirion Malle nous parle, avec justesse, de Clara qui souffre depuis plusieurs années d’une maladie souvent minimisée et invisibilisé : la dépression. Elle évoque ses tentatives pour gérer la maladie, ses échecs mais aussi ses réussites pour ne pas disparaitre derrière elle. L’autrice donne quelques « clés » pour aider un membre de son entourage qui pourrait être touché par ce type de pathologie. J’ai apprécié le trait fin et délicat de la dessinatrice ainsi que la sororité qui se dégage de son cercle d’amies.

 

Toute l’équipe du blog vous souhaite de très bonnes vacances ! Rendez-vous début novembre pour le retour de nos publications…

Hélène Mistretta

Reprise des publications

Après une longue absence, nous sommes heureuses de vous retrouver.

 

Dès la semaine prochaine, vous pourrez lire un nouveau billet, nous ne dévoilerons pas ici le sujet 🙂

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous proposer des billets et des idées de publications.

N’hésitez pas à nous contacter : scd-veille[@]univ-lille.fr

Géraldine Huyghe, Aline Mazin, Hélène Mistretta, Amélie Nadolny

 

En pause

Bonjour à toutes et tous,

Depuis le 16 mars 2020 les BU et learning center de l’Université de Lille sont fermés. Le blog se met en pause pendant la durée de cette fermeture. Pour vous accompagner dans cette période professionnelle troublée, vous trouverez ci-dessous une sélection de ressources autour du télétravail.

Prenez soin de vous et de vos proches.

A très bientôt,

Et surtout n’oubliez pas #RestezChezVous.

 

 

Hélène Mistretta

La vie du blog en 2019

Pour ce premier billet de l’année, toute l’équipe du blog se joint à nous pour vous souhaiter une très bonne année 2020. Nous espérons qu’elle vous apportera tout ce que vous souhaitez. En ce mois de janvier, l’heure est au traditionnel retour sur l’activité du blog. En 2019 l’équipe s’est agrandie. Le nombre d’abonné.e.s ne cesse d’augmenter et nous espérons passer la barre des 3 chiffres en 2020 !

Les trois articles les plus consultés et publiés en 2019 sont :

Nous avons fêté hier les 5 ans du blog. Merci à toutes et tous de nous suivre.

A bientôt pour de nouveaux billets…

 

Hélène Mistretta et Amelie Nadolny