Open Data, libérez vos données !

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Open ideas ©opensource.com via Flickr CC BY-SA

La lecture du premier article vous a peut-être convaincu de vous lancer dans la démarche de l’open access. Ce billet s’intéresse aux solutions techniques à privilégier pour ouvrir vos données.

Avec l’open data, les données sont accessibles à tout le monde, chacun peut les exploiter. Pour maximiser la réutilisation de vos données il faut choisir un format ouvert pour que vos fichiers soient archivables et interopérables.  Ainsi, leur gestion et leur accès seront facilités. Lire la suite

Open Data : Mettez-vous au vert !

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Merci à « C’est pas demain la veille » d’inviter la mission MARS (mission d’appui à la recherche et à l’information scientifique) sur son blog à l’occasion de la semaine internationale de l’open access (OA Week ) !

Cette année, nous avons envie de vous parler du développement durable à l’université. Non, il ne s’agit pas ici d’enfourcher un vélo électrique, mais de recycler les données que vous produisez dans votre activité professionnelle, en cours, à la BU, dans les labos de recherche…

Avez-vous déjà réfléchi à la quantité de documents, notes, supports de cours, feuilles de calcul, présentations, relevés, statistiques… que vous produisez au quotidien ? Sincèrement, quelle proportion de ce travail est utilisée une fois et puis archivée, enfouie, égarée, supprimée, en bref, considérée comme un vulgaire « déchet » ? L’immense majorité, c’est certain. Or une partie de ces productions, qu’on peut aussi réunir sous le terme de « données », ont une valeur et pourraient être réutilisées, soit par vous, soit par vos collègues, par vos successeurs, ou même plus largement par toute la communauté de l’enseignement supérieur, voire par le grand public, pour produire de nouveaux contenus ou créer des services innovants, en bref, elles pourraient être « recyclées » pour peu qu’elles soient « ouvertes ».

Un exemple très simple : en 2016, la BU de Clermont-Ferrand a décidé d’ouvrir ses données concernant les coûts de la documentation électronique, sous forme de feuille de calcul, pour permettre l’agrégation et la comparaison des coûts d’une université à l’autre et nourrir ainsi les arguments des négociateurs. Il n’y a rien de compliqué : il suffisait d’y penser… et d’oser !

Ce mouvement d’ « ouverture des données » (ou « open data ») existe déjà dans bien d’autres sphères de la société. Vous avez sûrement déjà entendu parler du site data.gouv.fr ou des collectivités locales qui ouvrent les données des transports publics pour simplifier les déplacements grâce à de nouvelles applications sur smartphone.

Cette démarche vous intéresse et vous avez envie de vous lancer, vous aussi ? Mais en pratique, comment faire ? C’est là que la comparaison avec la transition énergétique est intéressante car elle nous apprend que le principal frein au changement n’est pas technique, ni financier… mais psychologique : il faut oser changer ses habitudes, entrer en contact avec d’autres personnes qui ont déjà une pratique d’open data, en un mot, « s’ouvrir » aux nouvelles pratiques,  car « partout dans le monde, des solutions existent », pour faire un clin d’œil au film Demain.

Les autres billets de cette semaine vous proposent des trucs et astuces pour mettre en place progressivement une gestion durable de vos données : Que vous soyez, enseignant, chercheur, bibliothécaire ou administratif, nous espérons que vous y trouverez l’envie de commencer.

  • Open data: Qu’ai-je le droit de faire au juste ?
  • Open data: libérez vos données !
  • Réutiliser des images en toute liberté
  • 5 exemples d’open data à l’université

  Solenn Bihan

OAWEEK : Et si l’Open Access permettait d’innover ?

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« Décidément, que c’est devenu compliqué de publier ! C’était bien mieux avant l’Open Access ! » Et si, au lieu de regretter une époque révolue, on regardait vers l’avenir et les solutions en Open Access qui marchent ?

En sciences humaines et sociales, la structure de l’édition n’est pas du tout la même qu’en sciences et techniques. De ce fait, un partenariat plus équilibré semble s’instaurer entre les éditeurs, les chercheurs et les institutions de recherche, autour de plateformes communes (OpenEdition, érudit…) et de grandes infrastructures publiques (Huma-Num…). Ce modèle s’appelle « freemium », ou « fair gold » ou « platinum », pour bien le distinguer du modèle gold ou auteur-payeur. C’est un nouvel écosystème qui contribue à structurer et ouvrir l’ensemble du processus de recherche, et pas uniquement à diffuser des pdf gratuitement. Chacun se concentre sur son métier : les institutions fournissent les infrastructures pérennes, interopérables et ouvertes ; les chercheurs la matière et la structuration intellectuelle du contenu ; et les éditeurs la structuration formelle et la mise en page. Et en l’absence de frais de publication, la prolifération de revues de mauvaise qualité n’a pas lieu d’être.

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OAWEEK : Quels sont les avantages de l’Open Access pour un auteur ?

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Tout le monde sait à quel point le temps des chercheurs est précieux et compté. Alors, qu’est-ce qui peut les motiver à déposer leurs publications dans une archive ouverte? Les pionniers de l’Open Access l’ont fait par militantisme, d’autres parce qu’ils y étaient contraints par leur établissement, et la majorité parce qu’ils y ont trouvé un intérêt immédiat en terme de visibilité.

Plusieurs études ont montré que les publications en open access étaient davantage téléchargées, relayées par les réseaux sociaux et enfin citées. Elles sont aussi lues au-delà de la communauté stricte, ce qui favorise l’ouverture à d’autres disciplines, et à la société civile.

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OAWEEK : L’Open Access fait-il baisser la qualité des revues ?

Source de l’image : http://www.unic-ae.org

Source de l’image : http://www.unic-ae.org

Qui n’a pas entendu parler des scandales récents liés à la publication scientifique ? Le faux article de Science, les revues prédatrices qui piègent les auteurs, le peer-review complaisant ou frauduleux , les rétractations en plein essor…
D’aucuns associent ces dérives au développement du Gold Open Access, qui a popularisé les frais de publication : puisque les auteurs sont prêts à payer pour publier, il est tentant pour des éditeurs peu scrupuleux de profiter de leur crédulité. Mais les arnaques ne sont pas toujours le fait d’escrocs basés au Bengladesh, et il n’est pas si facile de séparer le bon grain de l’ivraie : les revues traditionnelles, comme European Journal of Radiology par exemple, brouillent les pistes en développant des variantes en open access, European Journal of Radiology Open, pudiquement appelées « companion journal »… mais sans facteur d’impact.
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OAWEEK : Comment trouver facilement les articles en accès libre ?

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Tout comme moi, il vous est sans doute arrivé de ne pas pouvoir lire l’article dont vous avez absolument besoin dans la minute et d’avoir regardé rageusement le fameux bouton « Purchase to pay ». C’est la situation classique lorsque la revue ne fait pas partie des abonnements souscrits par Lille 2.
Pourtant, l’auteur de cet article avait peut-être déposé une autre version, d’accès gratuit, dans une base de données différente de celle que vous venez de consulter. Comment le savoir ? Où chercher les articles en accès libre ?
Si la communauté scientifique est incitée à publier en libre accès, il est néanmoins nécessaire que les publications soient bien référencées par les moteurs de recherche pour les retrouver facilement. Grâce aux liens qu’il tisse avec les institutions notamment américaines, les éditeurs et les bibliothèques, Google Scholar est sans aucun doute, le plus connu des moteurs de recherche.
Mais il existe des outils dédiés spécifiquement à l’interrogation de ressources librement accessibles sur Internet. Lire la suite

OAWEEK : Comment publier en Open Access ? Faut-il nécessairement payer des frais (APC) ?

Source : BUPMC

Source : BUPMC

L’Europe et la France exigent désormais que les résultats de la recherche financée par des fonds publics soient mis à la disposition du public, c’est-à-dire en accès libre. Pour se conformer à cette nouvelle exigence, les chercheurs se tournent vers les éditeurs qui proposent des revues en Open Access. Mais en contrepartie, la plupart des éditeurs réclament aux auteurs des frais de publication (APC). Ces frais se montent à 1500 € par article en moyenne, si la revue est entièrement en accès libre : c’est ce qu’on appelle le « Gold Open Access » ou « Voie dorée » car, comme son nom l’indique, elle est payante. Une variante courante dans le domaine des sciences de la vie est la voie « hybride » : l’éditeur conserve une revue classique, accessible uniquement sur abonnement, mais il propose aux auteurs qui le souhaitent de payer une « option de libre accès » de 2500 € en moyenne pour leur article, ce qui leur permet de cumuler les revenus de l’abonnement avec ceux des frais de publication !

Alors, est-il possible de publier en Open Access sans payer ?
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