LIBER ?

Le livre ? L’homme libre ? La partie intérieure de l’écorce d’un arbre ?

Tout cela, mais aussi et surtout la LIgue des Bibliothèques Européennes de Recherche, fondation créée en 1971 et placée sous la protection du Conseil de l’Europe et dont l’un des buts est de constituer un réseau des bibliothèques de recherche soutenant les missions des bibliothèques et promouvant une vision stratégique de leur rôle et de leurs évolutions.

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Open Data : Mettez-vous au vert !

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Merci à « C’est pas demain la veille » d’inviter la mission MARS (mission d’appui à la recherche et à l’information scientifique) sur son blog à l’occasion de la semaine internationale de l’open access (OA Week ) !

Cette année, nous avons envie de vous parler du développement durable à l’université. Non, il ne s’agit pas ici d’enfourcher un vélo électrique, mais de recycler les données que vous produisez dans votre activité professionnelle, en cours, à la BU, dans les labos de recherche…

Avez-vous déjà réfléchi à la quantité de documents, notes, supports de cours, feuilles de calcul, présentations, relevés, statistiques… que vous produisez au quotidien ? Sincèrement, quelle proportion de ce travail est utilisée une fois et puis archivée, enfouie, égarée, supprimée, en bref, considérée comme un vulgaire « déchet » ? L’immense majorité, c’est certain. Or une partie de ces productions, qu’on peut aussi réunir sous le terme de « données », ont une valeur et pourraient être réutilisées, soit par vous, soit par vos collègues, par vos successeurs, ou même plus largement par toute la communauté de l’enseignement supérieur, voire par le grand public, pour produire de nouveaux contenus ou créer des services innovants, en bref, elles pourraient être « recyclées » pour peu qu’elles soient « ouvertes ».

Un exemple très simple : en 2016, la BU de Clermont-Ferrand a décidé d’ouvrir ses données concernant les coûts de la documentation électronique, sous forme de feuille de calcul, pour permettre l’agrégation et la comparaison des coûts d’une université à l’autre et nourrir ainsi les arguments des négociateurs. Il n’y a rien de compliqué : il suffisait d’y penser… et d’oser !

Ce mouvement d’ « ouverture des données » (ou « open data ») existe déjà dans bien d’autres sphères de la société. Vous avez sûrement déjà entendu parler du site data.gouv.fr ou des collectivités locales qui ouvrent les données des transports publics pour simplifier les déplacements grâce à de nouvelles applications sur smartphone.

Cette démarche vous intéresse et vous avez envie de vous lancer, vous aussi ? Mais en pratique, comment faire ? C’est là que la comparaison avec la transition énergétique est intéressante car elle nous apprend que le principal frein au changement n’est pas technique, ni financier… mais psychologique : il faut oser changer ses habitudes, entrer en contact avec d’autres personnes qui ont déjà une pratique d’open data, en un mot, « s’ouvrir » aux nouvelles pratiques,  car « partout dans le monde, des solutions existent », pour faire un clin d’œil au film Demain.

Les autres billets de cette semaine vous proposent des trucs et astuces pour mettre en place progressivement une gestion durable de vos données : Que vous soyez, enseignant, chercheur, bibliothécaire ou administratif, nous espérons que vous y trouverez l’envie de commencer.

  • Open data: Qu’ai-je le droit de faire au juste ?
  • Open data: libérez vos données !
  • Réutiliser des images en toute liberté
  • 5 exemples d’open data à l’université

  Solenn Bihan

OAWEEK : Et si l’Open Access permettait d’innover ?

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« Décidément, que c’est devenu compliqué de publier ! C’était bien mieux avant l’Open Access ! » Et si, au lieu de regretter une époque révolue, on regardait vers l’avenir et les solutions en Open Access qui marchent ?

En sciences humaines et sociales, la structure de l’édition n’est pas du tout la même qu’en sciences et techniques. De ce fait, un partenariat plus équilibré semble s’instaurer entre les éditeurs, les chercheurs et les institutions de recherche, autour de plateformes communes (OpenEdition, érudit…) et de grandes infrastructures publiques (Huma-Num…). Ce modèle s’appelle « freemium », ou « fair gold » ou « platinum », pour bien le distinguer du modèle gold ou auteur-payeur. C’est un nouvel écosystème qui contribue à structurer et ouvrir l’ensemble du processus de recherche, et pas uniquement à diffuser des pdf gratuitement. Chacun se concentre sur son métier : les institutions fournissent les infrastructures pérennes, interopérables et ouvertes ; les chercheurs la matière et la structuration intellectuelle du contenu ; et les éditeurs la structuration formelle et la mise en page. Et en l’absence de frais de publication, la prolifération de revues de mauvaise qualité n’a pas lieu d’être.

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